Quotidien

Le coiffeur

coiffeur

Aujourd’hui, je suis allée chez le coiffeur. Pour moi.

J’y vais 1 fois dans l’année ou 1 fois tous les 2 ans, souvent au début de l’été, et je demande à ce qu’on me les coupe aux dessus des épaules. Ensuite, ça repousse un peu comme ça veut et j’attache. Jusqu’à ce que ça repousse trop, que ça tienne chaud, que ça m’énerve de démêler cette tignasse, et hop, retour chez le coiffeur.

Pour les enfants, j’y vais plus souvent. Forcément, 2 garçons aux cheveux courts, il faut entretenir ! Et maintenant, la frange de la troisième va également nécessiter des visites régulières (j’ai tenté moi-même, c’était la cata 😀 ). L’avantage, c’est que comme ça je connais bien les lieux et les gens. Ca facilite le truc.

Car oui, ce qui est un bonheur pour la majorité des femmes et de beaucoup d’hommes est pour moi quelque chose de pas très évident.

Déjà parce que je me gratte. Beaucoup. Et principalement le crâne. Cela me fait des croûtes et j’en ai honte 😦 . J’arrive maintenant à me contrôler et à me gratter ailleurs (les jambes, c’est l’été) pendant les jours précédents pour avoir la tête la plus présentable possible.

Ensuite parce que les salons de coiffure sont très bruyants. Le sèche-cheveux, le téléphone, les piapias des clientes, le bruit de l’eau lors du lavage des cheveux, et surtout la coiffeuse qui essaie de faire la conversation. J’entends très bien, trop bien même, mais tout au même volume sonore. Du coup, non seulement je ne distingue plus rien, mais en plus mon cerveau a du mal à fonctionner normalement (je perds mes mots, le fil de ma pensée, mon QI chute de 3000 points :/ )

Mais là, ça va. Je vis à la campagne, et j’ai dans mon village un salon de coiffure à taille humaine. Elles sont 3 aux périodes d’affluence, sinon elles ne sont que 2. Devinez quand j’y vais ? Gagné ! J’y vais en semaine, aux heures creuses. Jamais en fin d’après-midi ni un samedi, malheureuse !

Depuis que nous habitons ici, c’est toujours la même qui me coiffe, Nathalie. Nathalie n’est pas toute jeune, comme ses 2 collègues, et la maturité va ici de pair avec la tolérance et l’intelligence. Dès le début elle a compris que je n’étais pas bavarde et elle ne cherche jamais à me faire la conversation. Elle me demande juste à quelle longueur je veux couper et sourit à chaque fois que je lui montre en photo ce que je veux. Ouep ! Je suis une nana hyper préparée 🙂

Aujourd’hui, donc, j’ai montré à Nathalie une photo de moi de l’année dernière sortant de son salon en lui demandant un peu plus court. Je lui ai aussi montré 2 autres photos, trouvées sur le net, pour être bien sûre de la longueur. Elle a sourit, m’a lavé les cheveux puis a commencé à couper en silence. Silence qu’elle a brisé 2, 3 fois en disant « ça va changer !» toujours avec le sourire. Pour le coiffage, elle m’a posé la question de ce que je préférais. J’ai répondu « comme vous voulez », avec dans l’idée que de toute façon, une fois arrivée à la maison je me laverai les cheveux et les laisserai faire ce qu’ils veulent. Mais « sauf la laque. Je déteste la laque ! »

Elle m’a surprise en sortant le fer à friser…

J’ai maintenant un carré mi-long avec de belles boucles sur les longueurs. J’A-D-O-R-E !

J’adore tellement que j’envisage de faire les nouvelles permanentes de maintenant, les « beach waves », pour que ça tienne plus longtemps. Mais je me connais, ça va me gonfler de mettre ça en forme tous les matins, et d’y retourner tous les 2 mois pour que ça tienne, alors je vais certainement juste les laisser pousser comme ils veulent, les attacher dès que je pourrais, et reprendre rendez-vous dès qu’ils seront trop encombrants.

A dans 1 an ! 😛

4 commentaires sur “Le coiffeur

  1. Je viens de découvrir votre page facebook et votre blog. Les articles que je dévore les uns après les autres me parlent tellement que j’en ai les larmes aux yeux. J’ai 40 ans. J’ai entamé une démarche de diagnostic auprès du CRA de ma région il y a trois ans. Les bilans auront lieu en juillet. Et j’ai peur. Peur de faire perdre du temps aux professionnels qui ont sûrement autre chose à faire, peur de leurs questions et de leurs tests, peur qu’ils me confirment ce que je ressens et peur qu’ils ne me le confirment pas, peur de la réaction de mes proches…je suis juste une peur qui marche…et qui fait semblant de ne pas avoir peur, comme elle a toujours fait…je fais semblant depuis tellement longtemps que je ne sais plus quand j’ai commencé…Est ce qu’il y a un moment dans sa vie où on se dit « Fais comme les autres, joue les caméléons qu’on ne te remarque pas? » parce qu’on sent qu’on est différent et que ça ne va pas le faire avec les autres…ces autres qu’on ne comprend pas mais qu’on rêve de conquérir sans même savoir pourquoi…ces autres pour qui il faut faire tant d’efforts alors qu’eux ne vous ménagent jamais…avec leur visages, leurs bruits, leurs émotions qu’on ne décode ni ne perçoit…Je suis désolée de ce déballage, sur cet article sur un simple rendez vous chez le coiffeur (que j’aurais pu écrire d’ailleurs, mot pour mot, c’est incroyable!), je ne pensais pas en dire autant, juste merci pour vos articles et votre blog. Je me sens moins seule. Merci. Mia

    Aimé par 1 personne

    1. Vous ne leur ferez pas perdre leur temps, ils sont là pour ça, évaluer les gens 😉
      Plein de courage, l’attente est longue, mais au final, vous aurez une réponse.
      Pas de souci pour le « déballage », au contraire, c’est toujours enrichissant de lire les expériences des autres 🙂

      Aimé par 1 personne

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