Non classé

Autisme. Handicap ou pas handicap ?

Petite mise au point.
Ou l’art délicat de se faire des amis. (des ennemis ? ah. ok. Tant pis)

Je vais expliquer ici ce que j’en pense, en me basant sur :
– mon diagnostic,
– mon quotidien,
– les rencontres d’autistes ou de parents d’autistes que j’ai faites.

Comme ça, peut-être qu’on va arrêter de m’envoyer des liens en MP pour m’expliquer ce que je suis ou ce que je suis sensée être.


L’autisme est un trouble neuro-développemental. Pour ceux qui ont du mal avec les mots compliqués, ça veut dire qu’au niveau du développement du cerveau, il y a un truc qui a merdé. J’explique :

Dans le cerveau, il y a des neurones. Pour relier les neurones entre eux, il y a de petites impulsions électriques (je schématise). Tout le monde naît avec TOUS les chemins neuronaux. Par exemple,  un nouveau-né est capable d’apprendre et de prononcer n’importe quelle langue. Sauf qu’à un moment, dans le cadre d’un développement typique, les neurones qui ne sont pas utilisés commencent à s’isoler et les chemins disparaissent. Pour rester dans mon exemple du langage, il n’y a que les africains du sud et les namibiens qui arrivent à parler les langues khoïsan qui utilisent des claquement de langue. A la base, tout le monde est capable de parler en clic, mais comme nous n’utilisons pas cette capacité, elle finit par disparaître.

(pour les curieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_kho%C3%AFsan )

L’autisme, c’est pareil, sauf qu’à un moment donné, les chemins que l’on devrait conserver disparaissent, et ceux qui devraient disparaître sont conservés. C’est comme cela que l’on se retrouve avec parfois des pics de compétences qui sortent de l’ordinaire (oui, oui, les fameux (et très très rares) autistes qui font des trucs extraordinaires comme dessiner de tête une ville complexe en ne l’ayant visualisée qu’une fois par hélicoptère, ou réciter des décimales de PI pendant des heures). Des pics de compétence, donc, et, … et, … et, …. je vous le donne en mille, des déficiences ! des troubles ! des altérations ! (entourez la mention que vous préférez)

C’est juste un peu la BASE de l’autisme. Une altération de certaines fonctions cognitives…



Petit cours magistral. (Source : CENTRE DE RESSOURCE AUTISME de BORDEAUX – Formation des aidants familiaux – Dr Jouny)

Définition du TED ou TSA, selon le CIM10 (classement international des maladies)

TROIS TYPES D’ANOMALIES (oh le gros mot ! 😛 ). Age de début avant 3 ans

1. Trouble des interactions sociales 

– Mauvaise régulation de la relation
ex : Pas d’échanges de regard, pas de sourire en réponse, peu ou pas d’expression faciale, non compréhension des expressions faciales de l’autre, pas/peu d’utilisation du comportement (posture corporelle et gestes) pour réguler la relation: ne montre pas, n’attire pas l’attention des autres

– Difficultés de relations avec ses pairs
ex : Pas d’intérêt pour les autres enfants (initiative), pas d’échange avec les autres enfants (réciprocité), pas de jeu imaginatif ou jeux de groupe, seul, isolé en retrait, pas de recherche de partage

– Mauvaise gestion émotionnelle
ex : Expressions faciales parfois inappropriées, pas/peu d’empathie, d’offre de réconfort, ou désinhibition sociale

2. Communication sociale

Trouble de la communication non verbale ( communication autre que le langage)
ex : Absence de pointage avec le doigt pour montrer ou demander, absence de gestes conventionnels /instrumentaux sociaux (ex: acquiescer et faire non de la tête), peu de compréhension des codes de communication: ex:chut, haussement d’épaule

Trouble du langage = outil pour communiquer
ex : Absence ou retard de langage / Invente des mots/jargonne – Stéréotypies verbales: dit toujours la même phrase ou le même mot de façon répétée/ écholalies: répète les mots qu’il vient d’entendre comme un perroquet –

Troubles de la compréhension
ex : Langage littéral/ Trouble de la Prosodie du langage – Absence de réciprocité conversationnelle Ne répond pas à son prénom – Pose des questions inappropriées Difficultés dans le jeux – Absence de jeu de faire semblant ou pauvre en variété ou seulement en imitation ex: ne fais pas semblant de passer l’aspirateur ou le balais, faire semblant de conduire, d’être un héros avec une épée – Absence de jeu imaginatif: ex: ne joue pas avec les playmobiles, personnages, poupée, ne raconte pas d’histoire en faisant bouger les objets

3. Comportements et activités

– Jeux répétitifs
ex : Se préoccupe des parties des objets au lieu de s’en servir pour leur fonction ( ex: fait tourner les roues des petites voitures)

– Centres d’intérêts restreints et ou inhabituels

– Résistance aux lieux nouveaux, routines, rituels

– Fascination sensorielle
ex : fait bouger des objets ou ses mains devant les yeux Hyper et hypo sensibilité sensorielle

– Stéréotypies motrice
ex : répète les mouvements; ex: battement des mains sur les côté, Maniérisme, tics

EDIT : évidemment, il n’y a pas nécessité de rassembler TOUS ces critères, parfois peut-être un peu caricaturaux, pour recevoir un diagnostic de TSA. Ils ont le mérite d’expliciter de quoi nous parlons 🙂



Du coup, j’ai envie de dire (et c’est là que je me fais des tas d’amis)

Pas d’altération = pas d’autisme
Pas de handicap = pas d’autisme

 

J’ai un syndrome d’asperger (assez léger dans le groupe des TSA)
Je n’ai pas de comorbidité handicapante telles que syndrome d’Elers Danlos, épilepsie, troubles gastro-intestinaux, TDA/H, etc.
Je n’ai pas de déficience intellectuelle
Je suis super bien entourée
Je vis dans un environnement privilégié

Et pourtant, cet autisme, aussi léger soit-il, m’handicape dans tout un tas de situations sociales. 

Y compris maintenant, en écrivant ce texte que je n’arrive pas à édulcorer pour le rendre « politiquement correct », même si je sais que je vais m’attirer les foudres de beaucoup de personnes. Désolée, le politiquement correct, c’est un truc difficilement accessible aux autistes. Et le besoin de dire ce que l’on pense, sans filtre, est, elle, une caractéristique majeure et handicapante.

Du coup, imaginez ceux qui sont cotés « sévère » !

Alors arrêtez de venir me gonfler avec vos « nouvelle forme d’intelligence » « simple différence » « évolution de l’Homme de demain » « l’autisme c’est trop cool » « grâce à l’autisme j’ai beaucoup d’empathie, j’analyse tellement bien les gens que c’est comme un 6ème sens » « j’aligne les vaches dans un pré par la force de ma pensée » (liste non exhaustive et malheureusement pas inventée)

 

Tous ces gens qui prônent une simple différence, à base de « il faut laisser les enfants être ce qu’ils sont, ne pas les aider à s’intégrer dans la société », sont-ils réellement autistes ? Ont-ils déjà été confronté à un autiste de 80kg, non verbal et sujets à de multiples troubles du comportement comme frapper ses parents ou jouer avec ses excréments ?

L’autisme ne se limite pas aux autistes de haut niveau et aux porteurs du syndrome d’asperger. Et même eux ont des limitations au quotidien. Cette nouvelle terminologie de TSA génère un amalgame bien peu utile aux autistes les plus en difficultés.

Se rendent-ils compte qu’à force de dire « ce n’est pas un handicap », toutes les prises en charge psychologiques, humaines et financières vont être supprimées ? Quid des RQTH et AAH ? (pour ceux qui l’ignorent, le H dans ces acronymes signifie HANDICAP).



Vous tous qui prônez la neurodiversité, nous ne serons jamais d’accord. Alors s’il vous plaît, ne venez pas me dire ce que je suis sensée être, ce que je suis sensé faire ou ce que je suis sensé ressentir. Merci. Ca évitera à tout le monde de perdre du temps.

45 commentaires sur “Autisme. Handicap ou pas handicap ?

  1. Je suis d’accord avec vous: l’autisme est un handicap dans, pas exemple, la vie quotidienne dans un monde neurotypique, avec des personnes qui pour la plupart ne savent, ne veulent ou ne peuvent pas faire la moitié du chemin vers nous en termes de communication ,entre autres. Je suis en revanche pas moi-même autiste et TDAH donc je beneficie d’un traitement qui, comme les lunettes corrigent la vue, me permettent de fonctionner à peu près correctement. A mon rythme et a ma cadence, on s’entend. Je ne pense pas que les données scientifiques aient mises a jour le moindre défaut structurel dans la neuroanatomie des autistes dits primaires, c-a-d qui ne sont pas la conséquence d’un syndrome génétique identifié, comme rett, angelmann, etc. Pareil pour la dyslexie, le tdah, la dyspraxie (et on pourrait rajouter la couleur de peau, la sexualité, etc) = On observe des differences anatomiques, genetiques ou neurophysiologiques mais pas de défauts. Ce sont les normes sociales de l’époque qui médicalisent certaines différences, et les scientifiques essaient de théoriser dessus, mais en vain.

    J'aime

  2. Zut erreur de manip, j’ai envoyé sans corriger… Corrections:
    Je SUIS moi même aussi autiste + TDAH (a la place de: je suis en revanche pas moi même autiste etc).
    + Rajout: l’homosexualité est restée dans le DSM jusque dans les annees 80, l’autisme y est encore, dans un gros fourre-tout pas possible qui n’est basé que sur le comportement versus les normes sociales, pas les causes possibles sous-jacentes et les facteurs environnementaux, comme l’exclusion sociale et économique dont beaucoup d’autistes souffrent.

    J'aime

    1. Je viens de vous répondre sur ma page FB, je vais copier-coller ici ma réponse pour ceux qui ne liraient pas la page :
      Merci d’avoir pris le temps de laisser un message 🙂
      Moi, malgré le meilleur environnement du monde, je resterai toujours avec mon hyperacousie et ma théorie de l’esprit pourrie.
      Dans un monde utopique peuplé uniquement d’autistes, je serais tout de même confrontée aux autistes bruyants (certains adorent crier), et je continuerais à comprendre de travers et/ou à vexer d’autres autistes.
      Mes altérations et handicaps seraient toujours présents :/
      Avec un bon environnement, on arrive à minimiser l’impact et les symptômes, mais pas à les gommer totalement. (et là je parle de mon cas perso qui est un syndrome d’asperger et non pas un autisme typique sévère).

      Aimé par 1 personne

      1. Bonjour,
        J’ai passée 47 ans de ma vie sans diagnostic, le diagnostic a fait suite à ceux de mes enfants 11 ans et 14 ans à l’époque Aspergers comme moi. Leur éducations a été un suite de « trucs » que leur maman a utilisé toute sa vie pour paraître dans le « moule » … jusqu’au refus d’un d’entre eux trop en souffrance dans un classe en sur effectifs …
        L’ensemble de ma vie avait été une sommes de « facilités » et de difficultés non exprimés, certaines d’elles sensorielles n’était pas à ma conscience, car vécues depuis toujours !
        Comment expliquer que donner une conférence devant 200 personnes, lire cinq livres à la fois, croiser les données, analyser synthétiser été un effort modéré. Comment expliquer que les mots ont des couleurs, que l’orthographe une difficulté malgré ma capacité de lecture …
        Comment expliquer que prendre le moindre transport est une vraie galère. Les repérages dans l’espace, impossible, l’espace et le temps sont pour moi un mystère. Je peux renoncer à la meilleure des invitations, si je dois aller dans un lieu inconnu. Comment expliquer à mon employeur que pendant quelques mois après mon recrutement ; je devais partir du bureau de la DRH pour trouver mon propre bureau. Comment expliquer que mes missions de déplacements ont engendrées de la souffrance, et une angoisse envahissante, un blocage jusqu’à en faire un burn out !
        Les bruits, les odeurs les situations de proximité contraignantes …
        A l’évidence, j’étais en situation de handicap !!!
        Voilà le mot est lâché. Le mot est lâché pour des contextes, des situations ….
        Pendant des mois après les diagnostics de mes enfants, je me suis attachée à comprendre, nous sommes trois Aspergers et nous n’avons pas les mêmes situations de handicap, car nous sommes des individus !
        Arrêtons les clichés, regardons les personnes.
        Puis , rappelons les définitions !!!
        La loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dans son article 114 défini la notion de handicap :
        « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

        J'aime

  3. Votre article est superbe de vérités. Je me suis permise de le publier dans un groupe  » les trésors en éducation spécialisée » . Groupe dans lequel ce sujet a déjà fait polémique. Votre témoignage est touchant et que pourrait on répondre ? Comment pourrions nous vous contredire? Malheureusement, j ai l impression que certaines personnes pensent que c est protéger et soutenir les personnes avec autisme que de dire qu elles ne sont pas handicapées, mais c’est tout le contraire! J ai parfois l impression que le mot  » handicap » sonne comme une insulte pour certains et que c est pour cette raison que ils s acharnent à dire que l’autisme n est pas un handicap..

    Aimé par 1 personne

    1. Tout à fait.
      Dans les partisans de la neurodiversité, il y a des gens en souffrance et dans le déni, qui refuse ce mot handicap. Peut-être que l’expression « altération de fonctions du quotidien » leur conviendrait mieux. Peut-être faudrait-il leur expliquer que handicap, ce n’est pas péjoratif, cela vient de l’anglais « hand in cap », bras en écharpe (une limitation, donc, pas une honte). Mais pour moi, cela revient au même, autant appeler un chat un chat :/
      Merci beaucoup de votre commentaire et de votre re-publication 🙂

      J'aime

  4. Je viens de terminer la lecture de cet article. Et c’est un grand merci. Je pense en effet qu’il est primordial d’accompagner les personnes qui présentent des troubles. Le diagnostique en premier lieu et l’accompagnement adapté en second lieu.
    Appelez un chat un chat ce n’est pas rejeter ni stigmatiser en mon sens. C’est faire face à ce qui est… et là des solutions et des aides sont possibles.
    Encore merci.

    J'aime

  5. Je ne sais pas trop quel est votre niveau en Anglais, mais si vous voulez je peux eventuellement vous donner des adresses de blogs neurodiverses qui disent la même chose: Handicap oui, pathologie non.

    J'aime

  6. Juste envie de dire un grand grand grand merci !
    Pour mon petit bout d homme qui lui a absolument toutes les caractéristiques décrites (et pourtant on en chie pour obtenir un diagnostic !)
    Il a 5 ans et comme il vient d apprendre à faire des bisous avec sa bouche.. Je l envoie de sa part 😍

    J'aime

  7. Bonjour,
    Peut être que vous pourrez répondre à une de mes nombreuses interrogations pour mon fils (qui est autiste sévère).

    Lorsqu’il regarde un dessin animé ou s’il joue à la console chez un proche, il voudra pas le voir ailleurs.
    Et si il entend une chanson à la télé (clip) , il ne voudra plus l’entendre à la radio.
    Dans ces trois situations, il s’y oppose, crie/pleure et peut même aller jusqu’aux coups.
    Sauriez vous me dire pourquoi svp?
    J’aimerais savoir ce qu’il se passe dans sa tête.
    Merci d’avance.

    J'aime

    1. Je vais essayé de répondre, mais je ne suis pas une professionnelle.
      Je dirais que votre fils se créé une habitude dès une première expérience. Il assimile 2 choses ensembles (chanson + TV) (dessin animé + un endroit particulier) et en à peine une ou deux fois il assimile que c’est comme ça et pas autrement. Du coup, lorsque ce n’est plus la même situation, le même assemblage, il panique parce que c’est une situation nouvelle pour lui. Même s’il l’a déjà expérimentée, il ne garde que la première expérience en mémoire.
      Moi ça me fait ça dans les salles d’attente. Si je ne suis pas assise sur la même chaise que la première fois où je suis venue, ça me stresse et me frustre.
      J’espère vous avoir un peu aiguillée.

      J'aime

  8. Merci pour se témoignage !
    Je suis maman d une petite fille de 4 ans sans diagnotic précis son diagnotic à été fait il y a 1 an et demi d ici et n est vraiment plus valable car elle a énormement evoluer.
    Je suis fière d avoir une fille comme elle au début quand je me suis rendue compte quelle était différente à ses 18 mois j ai beaucoup pleurer je ne m en cache pas car j ignorait que c’était la plus belle épreuve de ma vie.
    Je l aime tellement j’ai tellement peur quelle ne se sente pas bien , pas heureuse je voudrais lui offrir une belle vie comme elle le mérite.

    J'aime

  9. Une excellent exploration de la question, merci… et ce pourquoi les notions de neurodiversité et de handicap ne devraient pas être opposées de principe.
    Je sais que de nombreux défenseurs de la neurodiversité y vont avec des licornes et des lunettes roses et masquent de leurs flasflas les difficultés du plus grand nombre. Je m’oppose aussi à cette mascarade.
    Mon espoir est que le mouvement de la neurodiversité visera, au sens large, l’inclusion et l’acceptation de tous les types cognitifs et neurologiques, y compris ceux qui occasionnent un handicap ou une incapacité. De quoi insister davantage, et non moins, sur tous les soutiens nécessaires pour y arriver: orthophonie et apprentissage de la communication écrite ou par signes, ergothérapie, soutien à l’apprentissage, et tout et tout.

    J'aime

  10. J’avais l’impression que tu parlais de moi.
    J’ai, en effet, tous les stéréotype< attribués à l'Asperger. J'ai d'ailleurs reçu du CRA de Brest un diagnostic d'autisme avec syndrome d'Asperger.

    Codes diagnostiques :
    CIMX F845 (syndrome d'Asperger)
    DSM-5 299.00 (Trouble du Spectre de l'Autisme, sans déficit intellectuel associé, sans altération du langage associée, niveau de sévérité 1 – sur une échelle allant de 1 à 3 – nécessitant de l'aide [psychothérapie])
    Au total :
    Les éléments biographiques et l'examen clinique plaide en faveur d'un syndrome d'Asperger, l'autobiographie montre l'existence de ce syndrome dès la première enfance.

    Merci pour cet énoncé clair et compréhensif qui nous en apprend sur nous les TSA, car nous ne savons pas tout.

    Si je pouvais moi aussi t'en apprendre en retour, j'en serais ravie, mais je ne connais rien que tu ne sachez déjà.

    Aimé par 2 personnes

  11. Votre article est monstrueux, excluant et honteux !

    Il faut ABSOLUEMENT aider les autistes handicapé, au même titre que les non-autistes handicapé !
    Et respecter les autistes non-handicapé, au même titre que les non-autiste non-handicapé !

    Aussi appelé neurodiversité, l’autisme est une condition neurodéveloppemental d’origine génétique, qui créer des différences dans deux domaines : le comportementale et le relationnel ; avec des degrés différents selon les individus. C’est pourquoi on parle du spectre de l’autisme !
    La France à 40 ans de retard dans sa compréhension, à cause de la psychanalyse, et l’humanité commence à comprendre sa méprise du spectre de l’autisme depuis plus d’un siècles (avec Bleuler), et ces terribles biais de sélections pathologisant !

    La définition médicale et scientifique de l’autisme dans le monde, ne corresponds pas du tout à la loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées qui a dans son article 114 défini la notion de handicap :
    « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
    Le spectre de l’autisme est donc bien seulement une différence, c’est une neuro-diversité !

    _ JE SUIS AUTISTES CERTIFIER !
    Et je ne suis pas maladie, ni soufreteux, ni handicapé par mon autisme.
    J’ai vécu plusieurs décennies comme un neurotypique dit « [i]différent[/i] », et cela ne m’a jamais rendu handicapé ! Mes trait autistique ne font aucun doute.
    J’ai eu des diffucultés, comme tout un chacun. J’ai eu des avantages, comme tout un chacun. J’ai des goûts, des envies et des préférences personnels. Mais mes traits autistiques ne m’ont pas limité ou restreint dans la participation à la vie en société.
    LOGIQUEMENT si un autistes n’est pas handicapé, alors c’est un contre-exemple qui démontre que l’autisme n’est pas un handicap !!! Et ce n’est pas vos argument fallacieux qui changeront cette logique !!!

    _ Je connais des autistes (famille, amis, collègue, célébrité) qui ne sont pas handicapé par leur appartenance aux spectres de l’autisme.
    Dans un souci de protection de la vie privé (face à la pathologisation/stigmatisation), je ne nommerais que des célébrités : Hugo Horiot (comédien), Matthew Laborteaux (acteur), Julie Dachez (psychologue), Louis Tremblay (humoriste), Susan Boyle (chanteuse), Daryl Hannah (actrice), Alexis Wineman (mannequin), Daniel Tammet (écrivain), etc.

    _Ce qui handicape certains neurodivergent (ou neurotypique) se sont des comorbidités handicapante et non la condition neurodéveloppemental qu’est l’autisme !
    Par exemple, chez une personne autiste (ou non-autistes) avec un déficit intellectuel (l’autisme n’a aucun rapport avec un défiti intellectuel) : Ce qui créer le handicap, ce n’est pas la condition neurodéveloppemental, mais le déficit intellectuel.
    Autre exemple, chez une personne autiste (ou non autistes) avec une altération du langage (l’autisme n’a aucun rapport avec une altération du langage) : Ce qui créer le handicap, ce n’est pas la condition neurodéveloppemental, mais l’altération du langage.
    Autre exemple, chez une personne autiste (ou non autistes) avec stéréotypie (l’autisme n’a aucun rapport avec les tocs) : Ce qui créer le handicap, ce n’est pas la condition neurodéveloppemental, mais la stéréotypie.
    Etc.

    _ Quant aux traits autistiques de niveau 2 ou 3 persistant, ils ne seraient que la résultante de comorbidités associés, mal diagnostiqué parce que le praticien n’aurait pas réaliser un diagnostic différenciel correctement.
    Enfin, les traits autistiques de niveau 1 (ou 0) n’étant pas handicapant, mais simplement « [i]différent[/i] ». Leur méjugement en « [i]handicap[/i] » serait dut à une intolérance culturelle. Comme par exemple la pathologisatio (démontrer dans la thèse de Julie Dachez), l’exclusion et la stigmatisation reconnus (et sanctionné par le Conseil européen en 2004, 2007, 2008, 2012, 2014) de la France (à cause de l’influence¤ du lobbying psychanalytique d’obédience freudienne) envers le spectre de l’autisme.

    _ Depuis l’introduction maladroite de l’autisme par Eugen Bleuler en 1911, la définition du spectre de l’autisme à beaucoup voyager (en bien comme en mal).
    Et aujourd’hui, aucune de ces définitions sérieuse, reconnus par la médecine et la recherche ne définis l’autisme comme un handicap.
    Ni la CIM-11, ni le reste…

    (Source: page Facebook d’Hugo Horiot)
    « Durant la Réunion de la commission scientifique internationale sur l’autisme qui se tenait le 3 avril 2017 au ministère des Affaires sociales et de la Santé, a été posée la question suivante : L’autisme est-il une maladie ?
    Voici la réponse du comité scientifique :Les derniers développements de la génétique vous diront que c’est une variante génétique. Si vous définissez l’autisme par des traits, il y a des gens qui en ont beaucoup et d’autres moins. Et le moment où vous dites que les avantages sont en dessous des inconvénients, c’est arbitraire. C’est une mauvaise explication scientifique de définir l’autisme comme une maladie au même niveau qu’une grippe ou une tuberculose. »
    Donc la notion d’inconvénients (représentatif du « handicap] ») est arbitraire et subjectif. Ainsi, il est reconu publiquement par la science, que le spectre de l’autisme ne peut pas être définis comme un handicap, car se serait arbitraire et subjectif. Or, une définition se doit d’être objective est constante ! Donc, l’autisme ne peut pas être synonyme d’handicap.

    En 2014, une étude nommée Anatomical Abnormalities in Autism publiée dans la prestigieuse revue Cerebral Cortex, réalisé sur la plus grande base de données IRM : ABIDE (c’est une collection mondiale de scanners IRM de plus de 1000 individus, pour la moitié autistes, âgés de 6 à 35 ans) nous dit : « Nous avons effectué des observations anatomiques très détaillées des scanners. Nous avons divisé chaque cerveau en 180 régions et évalué de multiples mesures anatomiques telles que le volume, la surface et l’épaisseur de chaque région.[…] Le résultat le plus surprenant fut de découvrir que les différences anatomiques à l’intérieur même des deux groupes, autiste (neurodivergent) et contrôle (neurotypique), étaient très importantes et faisaient plus que masquer les minuscules différences entre les deux groupes. Par exemple, le volume du cerveau des individus du groupe de contrôle diffère de 80 à 90%, alors que les différences de volume entre le groupe autiste et le groupe de contrôle sont de 2 à 3% maximum. Cela nous permet de conclure que les mesures anatomiques de volume et de surface du cerveau n’offrent pas d’informations exploitables sur les mécanismes sous-jacents ou sur la condition neurodéveloppemental de l’autisme. »
    Donc les différences anatomiques entre le cerveau d’individus neurodivergents de plus de 6 ans et celui de neurotypiques du même âge sont indiscernables. Il ne peut pas y avoir de « reconnaissance » à un handicap physique ou cérébrale (c’est toujours ça d’enlever).

    Dans le DSM-5, on peut lire ceci :
    « Spécifications
    Niveau 1 : « Nécessitant un soutien] ». […]
    Niveau 2 : « Nécessitant un soutien important] ». […]
    Niveau 3 : « Nécessitant un soutien très importante] ». […]
    Les spécifications de sévérité peuvent être utilisées pour décrire succinctement les symptômes actuels, qui peuvent se situer en deçà du niveau 1. En tenant compte du fait que les symptômes peuvent varier en fonction du contexte et fluctuer dans le temps. La sévérité des difficultés de communications sociale et celle des comportements restreints et répétitifs doivent être cotées séparément.
    Les catégories décrivant la sévérité ne doivent pas être utilisées pour décider de l’attribution de droits ou de services ; ceux-ci sont à déterminer à un niveau individuel, après avoir analysé les priorités et les objectifs personnels.
    En ce qui concerne la spécification « avec ou sans déficit intellectuel associé », l’interprétation des critères diagnostiques nécessite une connaissance du profil d’efficience intellectuelle (souvent hétérogène) de l’enfant ou de l’adulte ayant un trouble du spectre de l’autisme. Des estimations séparées de l’efficience verbale et non verbale sont nécessaire (p. ex. utilisation de testes non verbaux non chronométrés pour évaluer les points forts de personnes ayant un langage restreint). »
    Le diagnostique n’est donc pas synonyme de handicap, mais bien d’une différence, qui varie et/ou fluctue d’après les individus et leur environnement.

    Julie Dachez le dit dans sa thèse, ill existe une très forte hétérogénéité inter-individuelle, tant génotypique que phénotypique des personnes autistes (Conclusion d’études de Esapen&Clarke en 2014; Focquart&Vanneste en 2015; Constantino&Charman en 2016).
    Donc le spectre de l’autisme est BEAUCOUP trop grand pour qu’on puisse se permettre de lui généraliser un handicap. Mais la France à une culture populaire obscurantiste et stigmatisante, elle l’explique aussi dans sa thèse, je vous la recommande, c’est du très bon travaille !

    Donc : NON !
    Le spectre de l’autisme n’est pas un handicap. (c’est une neurodiversité)

    MAIS : OUI !
    Il existe des personne autistes handicapé qu’il faut absolument aider… AU même titre que les personnes non-autistes handicapé (c’est pas pourautant qu’on amalgame tous les non-autistes à des handicapé).

    J'aime

    1. Je publie ce commentaire par honnêteté (non, je ne supprime pas ceux qui ne me conviennent pas), et pour que tout le monde puisse voir le discours pacifique (ironie) de ceux qui pronnent la neurodiversité. Bonne soirée !
      PS : désolée, je n’ai pas tout lu, pas envie de débattre. Vous auriez dû mémoriser la fin de mon article, vous auriez économisé du temps et de l’énergie.

      J'aime

    2. Il se peut que vous vous soyez trompé, non pas dans votre argumentation (au passage, tres bon exemple celui des hétérogénéités), mais dans un petit détail sémantique qui est d’ailleurs très spécifique à la France, où « handicapé » est hélas utilisé comme une insulte dans le même registre que « retarded » aux US, où en revanche la traduction de « handicapé » n’est pas une insulte. Ici un article d’Ari Ne’eman sur l’autisme, l’handicap et l’eugénisme d’un point du vue historique: http://autisticadvocacy.org/2017/02/autism-and-the-disability-community-the-politics-of-neurodiversity-causation-and-cure/

      J'aime

      1. Je remercie la noblesse d’esprit de la blogueuse, pour avoir publié mes messages.
        J’espère qu’un jour le dialogue passera…

        Le problème ce n’est pas d’être traité d’handicapé !
        Le problème, c’est de se voir « méjuger » (on n’est pas respecté pour ce que nous sommes).
        Le problème, c’est de se voir « exclues » de la neurodiversité, parce qu’on n’est pas handicapé.

        Comprenez-vous pourquoi c’est mal, de faire l’amalgame entre:
        _ Une comorbidité handicapante, et le spectre de l’autisme ?
        _ Un environnement stigmatisant, pratiquant l’effet pygmalion négatif, et le spectre de l’autisme ?
        _ Un mauvais diagnostique (sans diagnostic différentiel ?) et le spectre de l’autisme ?

        Dans tous les cas, vous favorisez la mauvaise compréhension de l’autisme, et légitimer la culture française stigmatisant l’autisme !

        J'aime

  12. Pourquoi vous mentez dans votre article ?
    Vos biais cognitifs sont énormissime !

    À force de dire « ce n’est pas un handicap », on ne contribue pas à supprimer toutes les prises en charge psychologiques, humaines et financières pour les autistes handicapé. On se bat contre la stigmatisation de l’autisme !!! Pour mieux former les enseignants, et respecter la diversité humaine.

    L’autisme à CREER LA SILLICON VALLEY. Rien que ça !
    Et vous voulez nous faire croire que ces gens sont handicapé ? LOL !
    On appel vos action, le nivellement par le bas, ou l’effet pygmalion négatif !

    Si vous êtes handicapé, que vous soyez autiste ou non-autiste ne changera RIEN, vous aurez droit à des aide. Et nous nous battrons tous pour que vousl puissiez les avoir justement !
    Mais ce n’est pas « l’autisme » qui préconise une aide ! C’est l’environnement Français qui doit sortir ces doigts du cul et arrêter sa stigmatisation monstrueuse depuis 40 ans !

    Je connais des tonnes d’autistes qui n’ont pas eu besoin d’AVS, qui ont eu une scolarité « inclue » et qui sont passé « invisible ». Réveillez-vous et respectez-nous : Arrêter de stigmatiser l’autisme !

    ET puis surtout, en ciblant le handicap chez les personnes autiste, plutôt que leur neurodiversité, vous aidez la recherche à ciblé le VRAI problème !

    J'aime

    1. Je publie ce commentaire par honnêteté (non, je ne supprime pas ceux qui ne me conviennent pas), et pour que tout le monde puisse voir le discours pacifique (ironie) de ceux qui pronnent la neurodiversité.
      PS : je ne mens pas, je parle de moi.
      (merci de lire les autres articles, ou au moins le « à propos ». Je ne donne pas de leçon (contrairement à vous), je parle de mes ressentis, en mon nom propre).

      Aimé par 1 personne

    2. Je suis membre d’une assoc’ internationale pour la neurodiversité, avec des contacts en Europe et aux US. Le handicap peut varier d’une personne à l’autre mais il n’est pas absent de l’autisme, nous revendiquons plutôt que l’autisme est une différence qui ne devrait pas être définie comme étant un défaut qu’il conviendrait de soigner ou de corriger. C’est justement en partie à cause de sa stigmatisation que des handicaps se font ressentir. Le handicap (tout comme l’autisme) n’est pas un gros mot, n’en ayez pas peur! Si vous ne me croyez pas, googlez par exemple: autism neurodiversity disability studies. Ps: Je suis autiste et mon handicap le plus visible est que même avec un traitement je ne peux pas travailler plus de 20h par semaine, mais j’ai beaucoup d’autres contraintes qui limitent ma vie sociale, mes loisirs, la façon dont je me déplace, etc. Je ne touche aucune aide car j’ai la chance de ne pas en avoir besoin.

      Aimé par 1 personne

      1. Merci Kamil d’avoir pris le temps de remettre les choses à leur juste place. Le mouvement de la neurodiversité est un beau mouvement galvaudé par quelques extrémistes. Heureusement, la majorité pense comme vous, l’inclusion sans nier les limitations du quotidien 🙂

        J'aime

      2. Je remercie la noblesse d’esprit de la blogueuse, pour avoir publié mes messages.
        J’espère qu’un jour le dialogue passera…

        1] Il faut ABSOLUMENT aider les autistes handicapées.
        Au même titre, qu’il faut aider les non-autistes handicapé.
        Nous sommes dans la même équipe !

        2] MAIS il faut aussi respecté les autistes non-handicapé.
        Au même titre, qu’on respecte les non-autiste non-handicapé.

        Je ne comprends pas pourquoi vous avez autant de haine, ou d’oeillère pour les autistes qui ne sont pas handicapé.
        Notre épanouissement, notre bonheur, notre adaptabilité vous agressent ?
        Vous êtes jaloux ?

        3] Ce n’est pas les preuves qui manques, ni les arguments.
        Il n’est pas possible de définir le spectre de l’autisme comme un handicap.
        Et si la France (ou autre) n’étais pas aussi stigmatisante, ne pratiqué par l’effet pygmalion négatif, avec une éducation nationnal vieillissante, ou l’enfermement/exclusion, nous aurions BEAUCOUP moins de problèmes.

        L’autisme n’est pas un handicap, qu’on guérie avec des médicaments, ou une assistance sociale pour cacher la stigmatisation, ou les mauvais diagnostique. C’est une différence « comportemental » et « relationnel », dont le degrès varie selon les individus et le contexte.

        Je comprends vos biais cognitifs, et réfute votre paralogisme (ou sophisme), mais ce n’est pas en méjugeant une partie du spectre de l’autisme, quitte à le nier, ou l’exclure de la neurodiversité, que vous arrangerez les choses !

        Si des enfants autistes méritent une AVS, qu’on leur donne pour leur comorbidité « handicapante », pas pour leur autisme.
        Parce que le problème en France c’est l’obscurantisme !
        C’est comme le recyclage qui est une fausse solution pour cacher un marketing outrancier et une sur-consommation égocentrique. Généraliser les AVS, ou des aide pour handicaper, pour les autistes c’est cacher la terrible stigmatisation que subissent les neurodivergents, et le monstrueux méjugement que la recherche fait subir avec ces biais de sélections et de confirmation !

        Je suis autiste (c’est certifié), mais je ne suis pas handicapé par mes traits autistique.
        Merci de me respecter en ne niant pas mon existence, ou en ne me méjugeant pas.
        Je ne mérite pas des assistances sociales pour mon autisme, et ça serait honteux que j’en bénéficie à la place des VRAIS handicapés (autiste ou non-autiste) qui en attendent ! Tout ça parce que la population française à du mal à se remettre en cause.

        PS: Kamil Fuchs
        Ce qui vous handicape c’est votre « incapacité à travailler plus de 20h par semaine ». Ce n’est pas votre autisme. L’autisme n’est pas définis par une « incapacité à travailler plus de 20h par semaine ». Il existe des autistes qui travaille plus de 20h par semaine, sans problème. Par exemple regardez la Sillicon Valley !
        Quand vous amalgamez « une incapacité à travailler plus de 20h par semaine » au trait du spectre de l’autisme, vous faite de l’obscurantisme, et vous stigmatisez ceux qui sont différent. Puisque la médecine et la science le démontrent, l’autisme ne se définit en aucun cas, par une « incapacité à travailler plus de 20h par semaine ».

        J'aime

      3. Je n’aime pas votre ton et vos accusations, de plus vous démontrez que vous avez une ignorance crasse du mouvement de la neurodiversité, c’est peut-être dû au fait que vous ne lisez ni ne communiquez pas en Anglais? Pour votre gouverne, la neurodiversité n’a pas été inventée pas Hugo Horiot en 2017, c’est un concept qui a déjà une vingtaine d’années et qui vient des US et d’Angleterre, et encore une fois l’autisme n’est pas un handicap, ni une maladie, mais le monde tel qu’il est fait qu’être autiste peut être assimilé à un handicap invisible. Jamais entendu parler de ça? Renseignez-vous, apprenez l’anglais et changez de ton svp, vous ne ne connaissez pas alors ne me jugez pas, surtout de cette manière.

        J'aime

      4. @Kamil Fuchs :
        Je ne comprends pas pourquoi vous diffamez sur moi.

        Vous imposez votre interprétation abusive et irrespectueuse de mon « ton », ou de mes « affirmations ». Cela ressemble fortement à un argument fallacieux « ad personam », qui prendrait ça source dans la malhonnêteté intellectuelle, ou un énorme biais cognitifs (au choix).

        Ensuite, vous vous insurgez en m’inventant une ignorance dite « crasse », que vous vous empressez de marteler avec des arguments infondés et fallacieux dit « d’homme de paille », que je peux contredire sans peine.

        Vous êtes agressif, et ce n’est pas constructif !
        Je ne sais pas ce que vous gagnez à diaboliser vos interlocuteurs qui ne pensent pas comme vous.
        Moi, je veux seulement faire entendre raison aux personne qui méjugent le spectre de l’autisme à un handicap (ou une maladie, ou une psychose, ..), et qui par ce fait contribuent à la stigmatisation des personnes autistes non-handicapé, et aux mauvais diagnostique du spectre de l’autisme.

        Si une personne autiste est handicapée, il faut l’aider. C’est humain de vouloir le bien d’autrui !
        Et bien, c’est la même chose pour les personnes non-autistes qui sont handicapé.
        En contre partie, il ne faut pas généraliser les personnes non-autistes à des handicapés.
        Tout comme, il ne faut pas généraliser les personnes autistes à des handicapés.

        Si vous avez un handicap, celui-ci n’est pas lier à votre autisme ou non-autisme, mais soit à votre particularité handicapante, soit à un environnement stigmatisant.
        L’autisme n’est pas synonyme de déficit intellectuel, verbal, psychique, ou physique. Vous devriez vous informez sur la neurodiversité.

        J'aime

      5. Cher Bob, pour vous diffamer il faudrait encore que j’aie tort. Or, la raison pour laquelle vous vous trompez est que vous n’avez pas accès à la source des informations sur la Neurodiversité, car vous ne maitrisez pas la langue de Shakespeare. Comment je le sais? Car pour le mouvement de la Neurodiversité, l’autisme est un handicap invisible, ce que vous sauriez si vous pouviez le lire.
        Encore une chose: Un handicap n’est pas forcément le résultat d’une « déficience » pour utiliser votre terme dans vie dernier paragraphe. Pour savoir cela pas besoin de savoir lire en anglais.
        Pour finir, vous me soulez un peu, calmez-vous je vous rappelle que les enjeux de cette discussion ne dépasserons pas la barre des trois lecteurs, vous inclus.

        J'aime

  13. Si je comprends bien votre texte « Autisme, handicap ou pas? », certaines personnes (comme Bob H. plus haut dans les commentaires) ont fait une erreur au sujet de la Neurodiversité et du coup croient que l’autisme n’est pas un handicap. Je les invite donc à regarder cette vidéo à ce sujet:

    ps: sous-titres en appuyant sur CC en bas à droite de l’écran, pour changer la langue, appuyez sur le symbole des paramètres à droite de CC.

    Aimé par 1 personne

    1. En gros, il y a, en prenant l’exemple de l’autisme:

      1. le modèle médical de l’handicap, qui met le soignant au centre, et le but des interventions vise à normaliser les autistes, par exemple les forcer à regarder dans les yeux, ne pas gigoter ou jouer avec leurs mains, ne pas passer leurs temps sur leurs sujets de prédilection, ne pas en parler tout le temps, socialiser, ne pas dire ce qu’ils pensent vraiment etc etc. Tout ceci résultant de la culture de la remédiation, de la cure, qui voit juge que l’handicap est une tare, pas une différence.

      2. le modèle social de l’handicap, qui met les autistes au centre et qui définit l’handicap comme étant créé par une société qui ne fait pas d’efforts pour s’adapter aux autistes ni les inclure. Si nous étions en majorité en place des non-autistes, je pense pas que je pourrais parler d’handicap en ce qui me concerne. Cela serait la même chose, pour prendre un autre exemple, pour les sourds et malentendants qui doivent évoluer dans une société construite autour des non-sourds, et ou la langue des signes n’est pas universellement utilisée. Dans cette logique, tous les humains prenant l’avion sont comparables à ceux se déplaçant en fauteuil roulant, ils surmontent, eux, leur handicap de ne pas avoir d’ailes.

      Imaginez 2 secondes que les tables soient tournées et que cela soit des autistes qui soient aux commandes, et que l’on traite les non-autistes de la même façon qu’ils le font. Les non-autistes auraient un mal fou à s’intégrer, trouver un travail, faire des études, trouver un(e) partenaire, des amis ou mème, juste pour parler avec nous. On ne leur donnerais que les boulots les plus faciles ans meme ls payer comme il faut, on parlerait d’eux en réunion et suivrait des séminaires pour apprendre comment les gérer. On chercherait une cure pour le non-autisme et on leur donnerait des niveaux (haut niveau, profond, trop verbal), selon leur capacité à faire comme s’ils étaient autistes: ne pas parler de la pluie et du beau temps, vouloir dire ce que l’on dit, dire la vérité, ne pas roder autour de la machine à café pour papoter, être a l’heure, savoir parler plus de 45mn sur un seul sujet, savoir rester focussé sur une activité pendant des heures et des heures, etc 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s