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Vous aimez les chiens ?

(petite référence à Michel Drucker, pour les plus vieux 😉 )

Oui, oui, le chien, cet animal social par excellence, fidèle, loyal, dévoué.
Moi, je n’aime pas trop les chiens, ils me renvoient une image de moi que je n’aime pas.

Vous savez, ce côté « j’en fais trop », « je réclame des caresses », « je frétille de la queue » (non, il n’y a pas d’allusion sexuelle 😛 ), le chien qu’on repousse et qui revient inlassablement, avec absolument aucun amour propre.

Et bin ça c’est un peu moi. Enfin, ce n’est pas le vrai moi, mais c’est l’image que j’ai de moi quand j’essaie de me faire accepter dans un groupe social, qu’il soit amical ou professionnel. Vu de l’extérieur, les autres vous diront que je suis gentille, serviable bien qu’un peu bizarre à cause de mon intransigeance, de mes réactions excessives et de ma franchise malaisante.

Je suis prête à faire plein de trucs pour me faire accepter, pour rencontrer des gens, pour avoir un semblant de vie sociale. Et parfois c’est limite au dessus de mes forces. Hier par exemple, j’ai été « parent accompagnateur » au cinéma pour la classe de ma fille (petite section de maternelle, 3 ans, oui oui je suis folle).  On ne m’a pas forcée, j’ai proposé toute seule. C’était sympa d’être avec les enfants. J’ai même parlé avec une autre maman accompagnatrice !

Mais au final, je suis toujours seule. 3 ans que j’habite ici et je n’ai toujours pas lié connaissance avec qui que ce soit. Rien de plus qu’un « bonjour » devant l’école, et tout au plus un « ça va ? » avec 2 privilégiés. J’ai pourtant donné mon numéro de téléphone, proposé de garder un ou deux gamins les jours de grève, prêté un siège auto, mais rien. Personne ne m’appelle. Pire ! Personne ne m’a donné son numéro de téléphone en échange du mien.

Je me sens ridicule à quémander du lien avec des gens, et je pleure de voir que les autres y arrivent sans même que ce soit fait exprès. Ca a toujours été comme ça pourtant, et je ne comprends pas que je ne me soit pas encore fait une raison. J’étais toujours la dernière choisie quand il fallait faire des équipes, à l’école, et celui qui me récoltait dans son groupe soufflait bien fort de me voir rejoindre ses rangs. En rang par deux, si le nombre était impaire, devinez qui se retrouvait seule ? Lors de sorties, devinez qui n’avait personne assis à côté d’elle dans le bus ou qui prenait sa voiture seule pendant que d’autres faisaient du covoiturage ? Lors de repas, qui se retrouvait en bout de table ou juste à côté des enfants ? Mais inlassablement, comme le chien repoussé d’ un coup de pied, je reviens tenter ma chance.

Pathétique de vouloir être comme tout le monde, n’est-ce pas ?! Surtout en sachant ce que ça me coûte en énergie, en stress, et en insomnie d’essayer, et ce que ça me coûterait si je réussissais (sorties à plusieurs dans des ambiances bruyantes, discussions futiles, etc…). Un vraie paradoxe !

Alors des fois, j’en ai marre, et ma tristesse d’être seule et rejetée devient colère ou mépris, et là, les gens vous diront que je leur fais peur, que je suis hautaine, prétentieuse et que j’ai la langue acérée.

Binaire. Toujours binaire. Trop ou pas assez.

Il est où le juste milieu ??!!

 

(non, pas dans mon Q)
(mieux vaut en rire, n’est-ce pas ?)
(si le rire s’en va, ne restent que les pleurs)

Bon, heureusement, il existe des gens merveilleux, trop rares, qui arrivent à voir au delà des apparences. Mais pas de bol, ils sont loin.

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